Eglise Saint-Pierre

Construite en 1581

Citée dans les archives paroissiales d’Embrun dès 1080, elle n’est édifiée qu’en 1581 sous le patronage de Saint-Pierre.

Dégradée au cours des guerres de religions, il est fait état d’une réfection de la toiture en 1698 et des peintures en 1715. Entre 1877 et 1890, d’importants travaux sont entrepris pour surélever le clocher, exauçant ainsi le vœu d’Honoré Charbonnier, bienfaiteur de la commune qui dicte dans son testament : « je lègue à la fabrique de l’église de ladite commune […] les frais de déplacement et de replacement sur un point plus convenable et le mieux élevé pour être entendu, de la cloche de l’horloge que j’ai donnée à la dite église de La Bréole et qui se trouve dans le clocher de cette église ; […] le prix d’achat et les frais de transports dans la même église d’un orgue ou d’un tout autre instrument de ce genre, d’une valeur de mille francs environ. »

La dernière restauration est l’œuvre de l’actuelle municipalité qui en 2009 a voulu redonner à l’église son cachet d’antan, soit une nef centrale flanquée de bas-côtés éclairés par des vitraux contemporains.

Les étapes de construction de l’église paroissiale s’intègrent totalement à l’histoire de l’ancien archevêché d’Embrun, les XVIe et XIXe siècles ayant été deux grandes périodes d’édification impulsées par les Princes archevêques. L’ancienne cathédrale Notre-Dame du Réal fait figure de modèle architectural, on retrouve ainsi des caractéristiques du style roman-lombard (clocher tour à flèche et pyramidions) sur l’église Saint-Pierre.

Les autres églises et chapelles

Les trois hameaux de La Bréole possèdent chacun leur église :

  • Eglise Saint-Marcellin à Costebelle (elle possède un calice en argent, daté de 1711)
  • Eglise Saint-Barthélémy à la Garde (1695), elle abrite une chape de soie blanche, qui faisait partie des vêtements sacerdotaux, datant du XVIIe siècle. Un chaperon en drap d’or lui a été ajouté au XIXe.
  • Eglise Saint-Marc au Charamel construite en 1860 pour remplacer une église de 1617. La travée centrale est surmontée d’une coupole surbaissée, avec pendentifs. L’autre travée est voûtée, ainsi que le chœur. Les piliers ont une forme irrégulière.

Les églises de Saint-Vincent-les-Forts :

  • Eglise Saint-Vincent (XVIe siècle) avec une nef en berceau plat. La double abside est désaxée
  • Eglise Notre-Dame-de-l'Assomption au Lautaret, érigée en paroisse au début du XIXe sicèle mais qui existait auparavant
  • Chapelles au Bronsinq aux Berlies, aux Rollands

 

Les fortifications de Saint-Vincent-les-Forts

Batteries, redoutes, forts...

  • le fort de Saint-Vincent, construit entre 1693 et 1700, modifié au début du XVIIIe siècle, puis renforcé après 1873
  • le fort Joubert ou Saint-Vincent (plans de Vauban, construction par Richerand) construit entre 1693 et 1700. Une tour est munie de hourds. Le fort est classé
  • la redoute de Chaudon (1879-1883)
  • la Tour Vauban à machicoulis, sur le Rocher de Guerre, construite par Richerand en 1696, en défense avancée vers le nord
  • la batterie du Châtelard (1883-1885), en maçonnerie, qui battait la vallée de l’Ubaye et était protégée par une crête d’infanterie située plus haut
  • la batterie du Colbas (1883-1887), qui protège les arrières de l’organisation défensive de l’Ubaye
  • la caserne Courtigis, au Chaudon, qui logeait les troupes mobiles et les garnisons des défenses détachées