• Ubaye - Serre-Ponçon

Ubaye - Serre-Ponçon

Une sentinelle située sur les balcons du Lac de Serre-Ponçon

La commune Ubaye – Serre-Ponçon, est née en 2017 de la fusion entre La Bréole et Saint-Vincent-les-Forts.

Le village de Saint Vincent les Forts se dresse telle une sentinelle dominant la vallée de l’Ubaye. Le panorama qui s’offre au visiteur depuis ce balcon naturel est des plus grandioses, à la limite du vertige.

Le bleu du lac ou plutôt de sa branche ubayenne, la plus authentique, contraste avec les roches du Grand Morgon au nord et de Dormillouse qui pointe au sud à 2500 mètres d’altitude.

La Bréole a toujours été un lien et une voie de passage entre le Dauphiné et la Provence.

Les rives qui plongent à pic dans le lac, là où les eaux de l'Ubaye rejoignent celles de la Durance, permettent l'aménagement une plage de part et d'autre d'un ponton d'embarquement.

Un peu d'histoire

L’existence de Saint Vincent apparait pour la première fois dans les archives vers 1200 sous la dénomination « Castrum Vincenti », d’après le nom de « Saint Vincent de Saragosse » sous sa forme occitane.

Francisé par la suite, il se dénomma Saint Vincent du Lauzet jusqu’en 1923 où il prit sa dénomination actuelle, en référence aux nombreux forts des XVIIème et XIXème siècles érigés sur son territoire.

L’histoire de Saint Vincent les Forts est rythmée par les guerres et invasions durant plus de 3 siècles jusqu’au début du XVIème siècle.

Situé sur un point stratégique, les ruines de son château dominant l’extrémité ouest de la vallée de Barcelonnette permettait de surveiller les grands chemins descendants de cette vallée vers Gap, Embrun et de contrôler les itinéraires vers Seyne et Digne par les « tourniquets ».

C’est en 1690, le Duc de Savoie ayant rejoint la Ligue d’Augsbourg, qu’un de ses généraux, le marquis de Parelle, descendit la vallée de Barcelonnette avec un corps d’armée de 4000 à 5000 hommes, brûlant plusieurs villages, dont Saint Vincent, et s’approcha de Seyne. Le régiment  d’Alsace avec la milice de Provence le contraint au repli. Après la seconde invasion savoyarde en 1692, Louis XIV humilié, envoya Vauban inspecter les places des frontières alpines, dont Saint Vincent.

La décision de construire le fort actuel fut prise et confiée en 1693 à Guy Creuzet de Richerand, ingénieur du roi. L’ouvrage fut pratiquement terminé en 1696-1697. La tour située en haut de la crête du « rocher de guerre » appelée « tour à hourds », poste d’observation au-dessus de la vallée, fut érigée en 1696. Le fort est aujourd’hui propriété privée et est habité. 

Le traité d’Utrecht signé en avril 1713 mit fin aux nombreux conflits européens. La vallée d’Ubaye revenant à la France, la frontière fut repoussée au col de Larche (frontière franco italienne aujourd’hui). Dès lors le fort de Saint Vincent perdit son intérêt stratégique.

Le site de Saint Vincent les Forts sera à nouveau retenu par l’armée française dès 1880. L’Italie s’étant alliée à l’Empire austro-hongrois, une invasion était à nouveau redoutée. Une ligne de défense sera érigée par la construction de la redoute de Chaudon (aujourd’hui surmontée d’un chalet) de la batterie du Châtelard et de celle de Dormillouse à 2500 mètres d’altitude.

Activités sportives

  • Le lac de Serre-Ponçon : plus grande retenue artificielle d’Europe, il permet de multiples activités : pêche, natation, ski nautique, planche à voile, plage, ponton et embarcadère à La Bréole
  • Randonnée : partez à la découverte de la Tour Vauban, de la Batterie du Châtelard, du sommet de Dormillouse, du lac de Saint Léger et du Lac de Serre-Ponçon.
  • Parapente : les sports aériens de vol libre sont particulièrement réputés à Saint-Vincent-les-Forts. La situation géographique des lieux, à l’abri des vents du nord, confère au site de vol libre au départ du village une réputation internationale.
  • VTT
  • Cyclotourisme

Activités culturelles et sites à visiter

L’importance stratégique du carrefour a valu à Saint-Vincent-les-Forts de nombreuses fortifications au cours des siècles : batteries, redoutes, forts. Les principales sont :

  • le fort de Saint-Vincent
  • le fort Joubert ou Saint-Vincent (plans de Vauban, construction par Richerand)
  • la redoute de Chaudon
  • la Tour Vauban à machicoulis
  • la batterie du Châtelard
  • la batterie du Colbas
  • la caserne Courtigis

Autres monuments :

  • église Saint-Vincent
  • église Notre-Dame-de-l’Assomption
  • chapelles au Bronsinq, aux Berlies, aux Rollands

Au hameau des Masses, il y a plusieurs vieilles maisons, dont une possède un pigeonnier, assez atypique : formé d’une tour cylindrique, il n’a que deux ouvertures rectangulaires, dont une soutenue par deux corbeaux. Le toit forme une flèche à base polygonale ; la couverture est en ardoises.

Il y avait quatre paroisses sous le Concordat, qui ont laissé quatre églises :

  • église Saint-Pierre
  • église Saint-Marcellin à Costebelle
  • église Saint-Barthélemy à la Garde
  • église Saint-Marc au Charamel

L'église Saint-Pierre est l'actuelle église paroissiale. Construite en 1581, elle voit son clocher rehaussé de 30 à 40 mètres de haut en 1890 grâce à un legs. Elle est ornée de vitraux contemporains, dont deux installés en 2013.

  • Nombreuses bâtisses médiévales

Une promenade dans le village de La Bréole illustrée par dix-sept panneaux raconte l’histoire du patrimoine labellisé dans le cadre du Pays d’Art et d’Histoire.

Découvrez également les différents hameaux de la Bréole : 

  • Chancelas (ferme agricole, oratoire)
  • Charamel (ferme équestre, fermes agricoles)
  • Costebelle (oratoire, chapelle, fermes  agricoles, départ de randos)
  • l’Egaye (église, point de départ vers le col des Fillys)
  • Fermeyer (randos en pleine nature)
  • la Garde (fermes agricoles, gorges de la Blanche)
  • les Goirands (départ de randos vers le Lac Saint Léger)
  • la Rouvière (départ de randos, fermes agricoles)
  • les Laphonds (vieux four à pain, fermes agricoles)